15 RUE DU CHEVALIER ROZE
MARSEILLE, 13002
THU.-SAT. 14.00-19.00

 

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Yasmina Benabderrahmane

 

À travers le film et la photographie, Yasmina Benabderrahmane développe une réflexion sur l’image dont elle explore les possibilités en en repoussant sans cesse les limites par le biais d’effets de matière, d’une pluralité de formats et de supports ou encore d’une variété de moyens de diffusion. En couleur ou en noir et blanc, en plans larges ou serrés, ses images fixes ou animées, abstraites ou figuratives, sonores ou muettes se situent à mi-chemin entre fiction et réalité. « Le vrai, le faux, la réalité, l’apparence, les faux semblants, la mascarade : j’observe et sonde la force, les raisons profondes de l’objet représenté. Les images peuvent entretenir une confusion déstabilisante entre la réalité et sa représentation. Au-delà de la visibilité de l’image, il n’y a rien à voir puisque l’image concentre sur elle toute la visibilité ».

Comme souvent, l’artiste vient puiser dans la mémoire familiale, dans la sphère intime et plus particulièrement féminine où le corps occupe une place centrale. Ce dernier y est morcelé et capturé par bribes ne se dévoilant jamais dans sa totalité pour cultiver l’ambiguïté et mieux préserver le mystère comme dans les deux films réalisés sur ses grands-mères, paternelle et maternelle. Des fragments de corps pour des fragments de vie, deux destinées de femmes, deux portraits intimes racontés en creux à travers un flot continu d’images prises sur le vif. Tournées montées en super 8 et 16 mm, ces images atemporelles aux couleurs sourdes et parfois floues, apparaissent et disparaissent, tantôt fragiles, tantôt nerveuses. « La pellicule réagit comme la chair : ça souffre, ça vit, ça se travaille, ça se retravaille, ça s’en prend plein la gueule. La pellicule comme un bout de vie, un morceau de vivant. Un corps torturé volontairement ou accidentellement ».

Les vidéos Portrait-paysage et La Renardière sont ici réunies pour la première fois dans un dispositif inédit, imaginé pour l’occasion. Mères-grands est la première exposition personnelle de l’artiste à Marseille.

 

Portrait-paysage, 2008, film super 8 numérisé, ektachrome, muet, 3’50

La Renardière, 2014 : Gigi et le caldarium, (films super 8 et 16 mm numérisé), son, en boucle, 22’02 / Le sacrifice (film 16 mm), muet, en boucle, 5’21.

 

Née en 1983 à Reuil-Malmaison Yasmina Benabderrahmane vit et travaille au Pré-Saint-Gervais. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2009 et du Studio national des arts contemporains le Fresnoy en 2015, elle explore l’image à travers le film et la photographie. Ses œuvres ont été présentées dans des expositions personnelles ou collectives, en France ou à l’étranger, parmi lesquelles : 54e salon d’art contemporain de la Ville de Montrouge (2009), Primo Piano, Paris (2011), Salon Jeune Création au CENTQUATRE, Paris (2013), EXPRMNTL Galerie, Toulouse (2016), Art Vilnius, Vilnius (2017), etc. Actuellement, elle développe un nouveau projet qui fera l’objet d’une exposition personnelle au BAL à Paris, à l’automne 2019 dans le cadre du Prix Le Bal de la Jeune Création avec l’ADAGP.

   
   
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